Il y a quelques jours, j’ai reçu mon premier avis assez négatif (et pas très bienveillant, finalement) sur une plateforme littéraire.
« Sujet intéressant ms le récit est plat, l'écriture est puérile, trop de fautes de syntaxe. Toujours en recherche nouveaux auteur(e)s, suis très déçue. »
En bonne auteure, j’ai d’abord pris du recul. Je me suis demandée où étaient les fautes de syntaxe puisque mon texte avait été relu et corrigé avant sa publication. Puis je me suis rappelée qu’un livre ne peut pas plaire à tout le monde. C’est aussi ça, le jeu de la lecture.
Les avis négatifs, tant qu’ils sont constructifs, je les accepte volontiers. Ils peuvent nous faire réfléchir, progresser et parfois même nous pousser à améliorer notre écriture. Mais là, au bout de quelques heures, j’ai fini par remettre en question ce commentaire. Pas tellement parce qu’il était négatif, mais parce qu’au fond, on me demandait de changer ma plume, mon style, ma manière d’écrire… tout ce qui fait justement que je suis différente des autres.
Alors j’ai relu les autres commentaires. Pour me rassurer aussi, je l’avoue. Et j’ai réalisé à quel point le syndrome du premier avis négatif pouvait être difficile à gérer quand on est auteure indépendante. Un seul commentaire peut plomber le moral, faire douter de son talent, remettre en question des mois de travail et même donner envie de ne plus écrire.
Puis on prend du recul. On se rappelle que ce n’est qu’un avis parmi d’autres, celui d’une personne que l’on ne connaît pas. Et surtout, on comprend qu’un livre peut simplement ne pas être fait pour une lectrice en particulier.
Et si “Et si c’était sous mes yeux” n’était tout simplement pas fait pour elle ?
Pas de smut, beaucoup d’émotions, une romance poétique, un slow burn, une relation saine… Et puis, en regardant aussi la manière dont elle critique les autres livres, je me suis sentie rassurée. Parce que finalement, son avis parle aussi de ses goûts, de ses attentes et de ce qu’elle aime lire. Il ne définit ni la valeur de mon roman, ni ma plume, ni ma légitimité à écrire.
Alors oui, je crois en moi. Et je crois en ce que j’écris.
Et c’est peut-être ça que j’ai envie de vous dire aujourd’hui, à vous qui écrivez, qui publiez, qui partagez vos histoires et qui tremblez parfois devant les premiers avis : ne laissez pas une seule critique vous faire oublier pourquoi vous avez commencé.
Tout le monde n’aimera pas votre style. Tout le monde n’aimera pas votre histoire. Et ce n’est pas grave.
Parce qu’un avis négatif ne définit pas votre talent.
Alors croyez en vous, en votre plume et en ce que vous écrivez. 🤍
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