Écrire. Corriger trois fautes. Publier avec une cover faite en deux minutes.
C’est ce que beaucoup imaginent de l’auto-édition.
En réalité ?
C’est écrire entre la vie de famille, le travail et la fatigue. Faire des recherches. Douter. Réécrire encore quinze pages.
Faire relire en bêta-lecture. Travailler avec une correctrice professionnelle. Créer une couverture, déléguer. Préparer le résumé, le communiqué de presse, le référencement (et éviter de classer un recueil de poèmes en nouvelles pendant un an 😅). C’est relire pour la quarante-deuxième fois. Rajouter encore deux pages.
C’est gérer les services de presse, protéger ses fichiers, investir dans la communication, aller en salon du livre, assumer les frais.
Douter au premier avis négatif. Se ronger les ongles pour une coquille vue 45 fois sans la remarquer.
L’auto-édition, ce n’est pas la facilité.
Ce n’est pas un “plan B” parce qu’on n’a pas été acceptée en maison d’édition.
On ne s’improvise pas auteure. On apprend. On ajuste. On investit.
L’auto-édition est un choix pleinement assumé. Avec ses risques. Ses frais. Sa liberté.
Et j’en suis fière.
L’auto-édition, ce n’est pas la facilité.