Mon voisin de stand m’a répété à plusieurs reprises : « La romance, ce n’est pas de la littérature » ou encore « Moi, j’écris de la vraie littérature ».

Mon voisin de stand m’a répété à plusieurs reprises : « La romance, ce n’est pas de la littérature » ou encore « Moi, j’écris de la vraie littérature ».

Les salons du livre ne sont pas toujours tout roses. Aux Imaginales 2026, j’ai eu la chance de faire de belles rencontres, avec des lecteurs comme avec des auteurs. Mais j’ai aussi été confrontée à une réalité plus regrettable.
Mon voisin de stand m’a répété à plusieurs reprises : « La romance, ce n’est pas de la littérature » ou encore « Moi, j’écris de la vraie littérature ».

Par respect pour l’ambiance du festival et pour les lecteurs présents, j’ai préféré ne pas entrer dans le conflit. Mais entendre ce type de remarques, une fois… puis plusieurs, alors même que des lectrices échangeaient avec moi autour de la collection Âme-Sœur™, soulève une question plus large.

Depuis quand juge-t-on la valeur d’un genre littéraire selon ses goûts personnels ?
La romance est un genre littéraire à part entière. Elle explore les émotions, les relations humaines, la reconstruction, la confiance, la destinée et tant d’autres sujets universels. On peut ne pas en lire, on peut ne pas l’aimer. Mais la dénigrer, c’est aussi mépriser celles et ceux qui la lisent.
La littérature ne grandit pas dans le mépris des genres ou des lecteurs, mais dans leur diversité.

L’association concernée par ce membre a été informée de cette situation, j'espère sincèrement ne plus l'avoir en voisin de table un jour.

Et vous, avez-vous déjà entendu que certains genres seraient « moins légitimes » que d’autres ? Comment faites-vous pour défendre ce genre ?